À la découverte de la Blue League

Vendredi 14 mars 2014, le stade de Duvauchelle s'éclaire. Et pour une fois, ce n'est pas pour du football mais pour de l'ultimate.
Côte à côte avec un match amical du Rising Sun, la deuxième journée de la Blue League a lieu.
Mais Fred, c'est quoi la Blue League ? Et bien Jamy, allons du côté de Créteil pour en savoir plus … Pouët pouët

pada Nous y rencontrons Paddy, Eric Maniez de son prénom, le créateur et le responsable de la Blue League. Joueur au Sun depuis septembre 2013, ancien joueur des Moustix (club lyonnais), il fait partie des présélectionnés pour l'équipe de France Open.
Au bout du crayon des reporters du Sun, il nous raconte la Blue League.

Qu'est-ce que la Blue League ?

La Blue League est un regroupement de joueurs, qui se retrouve une fois par mois environ à Créteil pour faire un match de haut niveau. Seule condition d'entrée : être présélectionné en Equipe de France, toutes catégories confondues.

D'où vient l'idée ?

J'ai fait toute ma carrière de joueur à Lyon, jusqu'à cette saison. Le sud-est de la France étant un peu désertique en termes d'ultimate de haut niveau, j'ai été ravi de trouver en région parisienne et à Créteil un oasis. La région est extrêmement dense en termes de talent, et j'ai été surpris de voir que personne n'avait eu l'idée d'organiser des rencontres entre joueurs de l'élite. Pour combler ce vide, j'ai créé la Blue League.

Quels sont les objectifs ?

L'un des principaux objectifs de cette ligue est un objectif de socialisation. Des joueurs qui porteront le même maillot l'été prochain apprennent à se connaître sur le terrain, et je suis confiant que ces rencontres auront un réel effet sur la cohésion du groupe français lors des championnats d'Europe et du Monde des années à venir.

Au sens plus large, ces rencontres participent au développement et à la compétitivité de l'ultimate francilien. L'épanouissement et l'implication des meilleurs joueurs sont essentiels pour le développement sportif de l'ultimate dans la région, puisque ce sont souvent ces mêmes joueurs qui se retrouvent dans un rôle de formateur au sein de leurs clubs. En proposant des rencontres où l'élite peut s'épanouir, on veille donc au développement de l'ultimate en Île-de-France.

Qui t'aide dans ce projet ?

Rien de tout ça ne serait possible sans le soutien du SFCC (ndlr : Sun Frisbee Club Créteil) et de ses partenaires, qui rendent disponible le terrain où se déroulent nos rencontres. Un grand merci à eux!

Vendredi, c'était la deuxième phase. Est-ce que le projet est une réussite ?

Tout à fait! Le nombre de joueurs qui répondent présent est en hausse, et on a eu lors de notre deux premières rencontres des matches très engagés! Ajoutez à cela un réel échange entre des joueurs qui se côtoient rarement, et je pense qu'on peut espérer de belles choses pour les échéances à venir!


Blue league - 14/03/2014

Les joueurs de France presents vendred 14 mars 2014 a la Blue League

Nous ne pouvions pas nous arrêter là. Nos enquêteurs expérimentés se sont donc rendus sur les terrains, pour recueillir auprès des joueurs leur avis sur la question (pouët pouët).

Anthony (Su), président du SFCC et joueur de l'équipe de France mixte :
Quand Paddy m'a parlé de sa volonté de faire la Blue League. Je me suis dis que c'était doublement une bonne idée en tant que président du SUN et joueur présélectionné en équipe de France mixte.
D'abord parce qu'on a un créneau le vendredi soir qu'on utilise très peu, d'une part parce qu'on ne peut l'utiliser quand le club de foot de Créteil joue ce soir là et puis avec les différentes compétitions des week-end il est difficile de trouver une utilisation de ce créneau!
Deuxièmement, je trouve que pour améliorer le niveau de nos équipes de France, il est important qu'on joue plus ensemble pour travailler des automatismes. On a déjà pu constater une différence lors de cette 2ème soirée!

Oliv, entraîneur de l'équipe 1 du Sun :
Je pense que [la Blue League] est une excellente idée.
Du temps de jeu en plus avec des coéquipiers en sélection, c'est toujours un peu de temps de gagné dans la construction d'une équipe. En plus, pour nous, la proximité rend les choses très simples.
Sur le plan individuel, ça fait toujours progresser de s'opposer à des bons joueurs aux profils différents que ceux du club que l'on connaît bien (et inversement).
Du coup, c'est bénéfique aussi pour le Sun. D'autant plus si on prend l'habitude de coupler ces RDV avec des matchs amicaux pour l'équipe 2, ça entretient la dynamique du club, c'est très positif.
Le seul petit pont négatif, c'est l'organisation qui souffre un peu des désengagements tardifs, ce qui par exemple cette fois-ci a failli rendre le match infaisable.

Et parmi les autres joueurs présent, on retire des "vachement bien", "très bonne idée" Les joueurs présents, quelle que soit leur équipe, ont apprécié l'intensité qu'il y a dans ces rencontres. Pour beaucoup, cela changeait des tournois et des entraînements classiques. Ces occasions sont des mini-stages, mélangeant les niveaux, requérant une grosse intensité physique et proposant une véritable opposition en face.
Et tous ont vraiment apprécié ces opportunités de retrouver leurs compagnons d'équipe, pour créer plus de lien et de solidarité entre tous ces joueurs de pôle France.

Au nom de tous, je prends donc la voix pour remercier Paddy.

Tom, supporter sans frontière, accessoirement reporter


Un grand merci à Ln, Ali've, Daniela, Su, Oliv et Matt pour les réponses et Lolo pour les photos qui ont construit cet article.